Ritchy Thibault : procès reporté, échauffourées et brutalités policières

Le militant de gauche radicale Ritchy Thibault, ancien assistant parlementaire LFI, était convoqué ce 8 juillet au tribunal de Paris pour répondre de plusieurs infractions liées à certaines prises de parole publiques, dont une accusation d’« atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ». Déjà reportée une première fois en mars, l'audience a été renvoyée à avril 2027. Motif officiel : Thibault a convoqué 16 témoins, trop nombreux pour tenir dans une demi-journée d’audience. 

« Argument fallacieux, s'exaspère Thibault : nous avons transmis au tribunal la liste de nos témoins il y a plus d'une semaine. Ils veulent m'épuiser, m'avoir à l'usure ». 

Les dizaines de soutiens et témoins présents ont laissé éclater leur colère en apprenant le report. « Des témoins et des dizaines de personnes sont venus, s'insurge Thibault, parfois de très loin, certains ont pris une journée de congés ». 

La situation a ensuite dégénéré. Après avoir évacué la salle de manière musclée, la cinquantaine de policiers mobilisés a raccompagné de force les militants vers la sortie. Certains s’époumonent : « Vous n'avez pas le droit, tout citoyen peut entrer dans un tribunal ». Ils refusent de quitter le Palais de Justice. La police bouscule alors Aurélie Garand, sœur d'un jeune Tzigane tué par la police en 2017, et tente une clé de bras. Un septuagénaire finit les avant-bras écorchés et en sang. Les militants se dispersent finalement en scandant des slogans anti-police.

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