Amnesty International dénonce le massacre de familles entières par Israël au Liban et réclame des enquêtes

Dans un communiqué publié le 9 juillet 2026, Amnesty international déclare avoir enquêté sur trois bombardements de l’armée israélienne contre le sud du Liban, qui ont tué, en mars 2026, 24 personnes, dont 12 enfants. Ces frappes ont touché des habitations civiles. L’ONG estime avoir des « motifs raisonnables de conclure que (...) les forces israéliennes ont commis des violations du droit international humanitaire ».


Amnesty détaille l’identité des victimes du premier bombardement, le 6 mars : Hassan Saleh, un retraité, son épouse Saleh, leurs deux enfants Zein al Abidin, 14 ans, et Roqaya, 11 ans, la tante des enfants, Haniya, alors enceinte, sa fille Sara, 5 ans, et encore deux autres membres de la famille. Tous ont été tués dans la même frappe. L’ONG indique n’avoir trouvé aucune preuve de la présence d’objectifs militaires dans la zone ce jour-là, et réclame l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre. Confrontée à ces éléments, l’armée israélienne s’est contentée d’affirmer que « ces allégations ont été transmises pour examen ».

Les deux autres bombardements documentés par Amnesty ont tué respectivement 9 et 7 civils libanais, décimant deux familles supplémentaires. Là encore, l’ONG n’a trouvé aucune trace de cible militaire légitime au moment des frappes.

Selon Kristine Beckerle, directrice régionale adjointe pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord chez Amnesty, « ces trois attaques dévastatrices s’inscrivent dans un schéma bien établi d’attaques illégales menées par Israël au Liban, dans un contexte d’absence totale d’obligation de rendre des comptes ». 


Entre le 2 mars et le 29 juin 2026, Israël a tué 4 257 personnes au Liban, dont plus de 250 enfants, selon le gouvernement libanais.

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