Gaza : une ONG israélienne accuse l’armée d’organiser des disparitions forcées de Palestiniens

Arrêtés sous les yeux de témoins, puis introuvables. C’est le sort que l'ONG israélienne Hamoked, spécialisée dans la défense des droits des prisonniers palestiniens, documente dans un rapport publié le 11 mai.

Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, l’organisation a tenté de retrouver la trace de 5 400 Gazaouis portés disparus. Elle en a localisé 3 632. Pour 1 848 autres, les recherches n’ont rien donné, alors même que des témoins affirment les avoir vus arrêtés par l’armée israélienne.

Hamoked a traduit ces témoignages écrits en recours juridiques : 114 dossiers déposés devant la Haute Cour de justice israélienne pour d’obtenir des informations sur le sort des disparus. Dans 76 cas, la procédure a fonctionné : les familles ont retrouvé leurs proches, effectivement détenus. Mais dans 38 cas, la Cour a répondu ne disposer d’aucune preuve d'arrestation. Ces personnes restent officiellement disparues, malgré les témoignages qui les placent entre les mains de l’armée.

Ce schéma n’est pas nouveau. Israël, qui n’a jamais ratifié la convention internationale contre les disparitions forcées, a déjà été accusé de faire disparaître des Palestiniens. Fin août 2025, des experts de l’ONU alertaient sur des disparitions survenues aux abords des points de distribution alimentaire gérés par la très décriée Gaza Humanitarian Foundation. L’armée israélienne avait alors rejeté ces accusations.

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Blast, le souffle de l’info