Jeudi 30 octobre, le collectif marseillais du 5 novembre, constitué après l’effondrement de plusieurs immeubles de la rue d’Aubagne en 2018, a demandé à Emmanuel Macron de gracier l’une des victimes de ce drame, Reda M. – qui a été expulsé la semaine dernière vers la Tunisie après avoir été condamné en 2023 à une interdiction de territoire français.
Le collectif souhaite que Reda M. puisse se soigner en France et assister en qualité de partie civile au procès en appel prévu dans un an, et plaide : « Nous nous adressons aujourd'hui au président de la République pour lui demander solennellement une grâce au vu de la situation exceptionnelle de Réda M, de l'importance du respect de toutes les victimes de la rue d'Aubagne en vue de la réparation morale de notre ville et au nom de simple devoir d'humanité. »
Pour rappel, Reda M. avait quitté l'appartement du 65 rue d'Aubagne où il était hébergé par deux amis, quelques heures avant que celui-ci ne s'effondre. Interpellé début septembre, il avait directement été placé en centre de rétention administrative. « Alors que le propriétaire du logement où il était hébergé dort tranquillement chez lui, nous ne pouvons imaginer que Réda M. n'ait pas enfin droit à un peu de tranquillité. »
Crédits photo/illustration en haut de page :
Blast, le souffle de l’info