Paris : le groupe hôtelier WS continue le saccage

Depuis les révélations estivales de Blast sur les pratiques locatives du groupe WS — travaux non déclarés, dégâts des eaux récurrents, activité officielle de location de bureaux — les services de la mairie de Paris ne sont pas restés inactifs. La direction de l’urbanisme a déclenché des contrôles dans près de 70 adresses pour pas loin de 500 meublés touristiques potentiellement illégaux. Des visites  — annoncées à WS en raison du code de l’urbanisme  —qui ont donné lieu à des scènes particulièrement cocasses : « Des lits ont été retirés en urgence à certaines adresses, on pense même qu’ils ont engagé des figurants simulant l’utilisation de bureaux, et des voisins nous ont alertés de déménagements en catastrophe », soupire un représentant de la ville.

Pour risibles qu’elles soient, ces manœuvres s’avèrent pour l’instant efficaces. Le parquet de Paris, sollicité par la municipalité, a, pour l’heure, refusé d’ouvrir une enquête judiciaire, dans l’attente de nouveaux éléments. Pendant ce temps, les voisins de la start-up immobilière continuent d’écoper. Le 1er août, la brigade des sapeurs-pompiers a dû intervenir au 2, rue de la Michodière, logement de Sophie Patterson, pour une nouvelle fuite d’eau. Et l’architecte de sécurité dépêché par la préfecture de police a constaté « un risque batimentaire » selon le courrier consulté par Blast.

Affaire à suivre ?

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Blast, le souffle de l’info