Au Parisien, une chefferie en casseur de grève

Y aura-t-il Le Parisien - Aujourd’hui en France ce samedi 8 mars 2025 ? C’est ce que se sont demandé les grévistes du journal du boulevard de Grenelle (XVe arrondissement de Paris) ce vendredi 7 mars 2025. Les salariés ont voté la grève pour 24 heures la veille en assemblée générale à l’appel de l’intersyndicale SNJ, FO, SNJ-CGT. À cette occasion, une motion de défiance a également été adoptée contre la direction du quotidien détenu par le groupe de luxe LVMH du milliardaire Bernard Arnault. Ils contestent un plan d’économies prévoyant une réorganisation avec la suppression de 29 postes, sous forme départs volontaires, dans la rédaction, en particulier dans les éditions locales déjà mises à mal en 2021. 

Les départements de la grande couronne seraient regroupés sous une chefferie unique, tout comme ceux de la petite couronne. La création d’un desk Île-de-France est prévu. En somme, il s’agira de faire moins de terrain et plus de bâtonnage.

« La production des salariés grévistes ne pourra pas être utilisée sur le site durant les 24 heures de grève ni dans le journal papier prévu samedi »,  avait dit à l’AFP un délégué syndical. Sauf que tout a été fait pour casser la grève. Cheffe qui propose de monter elle même les pages, édition départementale zélée qui propose des sujets, marbre - articles en stock - scruté pour faire à tout prix un « journal allégé »... « La chefferie a été mobilisée pour écrire et mettre en page », confie un salarié. Pour une édition toute en jaune ?

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Blast, le souffle de l’info