
Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique sont aides à domicile en Haute-Garonne. Elles travaillent pour Ouihelp, une start-up parisienne fondée par un polytechnicien. Ce printemps, douze salariées sur treize se sont mises en grève, pendant sept semaines. Elles réclamaient de meilleures conditions de travail et une revalorisation de leurs indemnités kilométriques. Elles ont obtenu trois centimes d'euro au kilomètre. Sur le reste, rien. Récit d'une grève, et d'un secteur entier financé par l'argent public, où les personnes âgées sont soignées à coups d'algorithme.
« J’ai perdu mes parents quand j’avais 28 ans. Mon moral était descendu moins bas qu’aujourd’hui. »
Véronique, mère de famille d’une cinquantaine d’années, est aide à domicile. Elle raconte avoir travaillé longtemps, et avec passion, pour une structure familiale, « Bien-être Confort à la Maison » (BCM), installée dans une zone rurale de la Haute-Garonne. Elle y prodiguait, dit-elle, des soins à la fois aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, une centaine d’heures par semaine pour environ 1 000 euros nets par mois. Dans ces villages aux noms poétiques — Noé, Lavernose, Montesquieu, Le Fousseret —, « tout se passait bien », selon elle. Puis l’an dernier, une start-up parisienne, Ouihelp, rachète BCM.
C’est bien, les start-ups. C’est en anglais. C’est moderne. C’est ainsi que, selon les témoignages recueillis, Véronique et ses douze collègues font alors connaissance avec des journées à rallonge pouvant atteindre treize heures d’amplitude horaire, un sous-effectif qu’elles décrivent comme chronique, des temps de pause pas toujours respectés, jusqu’à 1000 kilomètres parcourus chaque mois, l’absence de téléphone professionnel, le nettoyage des tenues laissé à leur charge – la liste, selon leurs dires, n’est pas exhaustive.
Ces salariées tiennent. Par passion de leur métier. Et attachement, surtout, par-dessus tout, aux personnes en difficulté dont elles s’occupent – elles les nomment « les bénéficiaires ».
Frappée par un burn-out depuis quatre mois, Véronique raconte « être arrivée chez les bénéficiaires plusieurs fois en larmes, puis [s’être] forcée à sourire, car ils ne devaient pas voir ça ».
C’est intéressant, les start-ups. C’est en anglais. C’est moderne. Surtout quand, poussées à bout, douze salariées sur treize finissent en avril dernier par se mettre en grève. « Strike », en anglais moderne. Pour un strike, ce fut effectivement un strike : comme ces aides à domicile demandaient notamment, en plein choc pétrolier historique dû à la guerre contre l’Iran, une augmentation de leurs indemnités kilométriques fixées à 35 centimes d’euros, Ouihelp (c’est à la fois anglais — « help » — et français — « oui ») leur a accordé 3 centimes d’augmentation — portant l’indemnité à 38 centimes d’euros du kilomètre. Sur le reste de leurs revendications, rien, en français. « Nothing », en anglais. On rappelle qu’en 2022, Ouihelp annonçait avoir levé 30 millions d’euros, on a bien écrit 30 millions d’euros, auprès plusieurs investisseurs, dont la famille Mulliez, Future Positive Capital et XAnge (en français « Capital du futur positif » et « Ange de l’X »), pour financer sa technologie révolutionnaire – comprendre un algorithme censé faciliter l’aide à domicile (1).
Pour Angélique, Cristina, Maria*, Corinne et Véronique, à l’annonce du passage de leurs bons d’essence de 35 centimes à 38 centimes, ce fut champagne. Avec ces trois centimes supplémentaires, elles achetèrent des résidences secondaires sur la Côte d’Azur. Cristina craqua pour un yacht de 18 mètres (elle voulait commencer doucement). Angélique acheta un petit jet privé (elle ne voulait pas se faire remarquer). Non, on plaisante. Car à ce niveau d’indécence perçue par les salariées, au bout de sept semaines de grève où elles assuraient tout de même leurs visites et leurs soins à leurs bénéficiaires, inquiètes pour leur état de santé, les salariées considérèrent que Ouihelp (on rappelle que « help » en anglais, signifie « aide ») se foutait éperdument de leurs gueules. Elles mirent alors fin à leur grève, et entreprirent en masse de démissionner ou de demander des ruptures conventionnelles. Cette grève, la première dans la start-up et donc historique chez Ouihelp — qui aide les gens, mais plutôt en anglais —, fut alors, dirons-nous, matée.
Ouihelp a maté les bonnes personnes. Des salariées dévouées, uniquement des femmes, gagnant à peine plus que le smic. Une majorité de mères célibataires parmi elles. Et une proportion non négligeable d’entre elles issues de l’immigration. On est heureux que de pareils dangers publics – femmes, mères seules, immigrées – aient, selon leurs propres dires, été poussés vers la sortie. Le pire, on ose à peine l’écrire, c’est la conclusion qu’Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique tirent de cette grève, et de leur histoire avec Ouihelp. Aura-t-on le courage d’écrire une abomination pareille, qu’elles nous ont déclarée ensemble, et presque en chœur, devant notre mine épouvantée ? Lançons-nous : c’est la liberté de la presse, après tout (en anglais « press freedom »), et parfois, il faut savoir prendre des risques. Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique nous ont donc déclaré sans trembler : « Ouihelp a fait de l’argent sur nous et les bénéficiaires. On ne devrait pas faire de l’argent sur de l’humain. » Mais où va-t-on avec des réflexions pareilles ? Vers l’égalité ? Vers la justice ? On n’a pas osé demander à Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique, parce que de telles perspectives nous terrifiaient.
D’autres qui ont été terrifiés par Ouihelp, c’est Madame Richard et Monsieur Sicre, habitants de Lafitte-Vigordane. Tous deux ont 80 ans, et ils ont absolument tenu à nous dire, par-dessus tout, écoutez bien monsieur, qu’avant tout allait bien, avec la petite société BCM, mais que dès l’instant où Ouihelp s’était mis à s’occuper de leurs soins, de leur toilette et de leur ménage, ce fut, selon eux, une extraordinaire et immédiate déconfiture : « Il y a eu de nombreux jours où notre aide à domicile devait venir et on n’a eu personne. » Madame Richard et Monsieur Sicre parlent en même temps, sous l’effet de l’indignation, et curieusement, ils ne parlent pas anglais. Selon eux, « ils ont augmenté les prix de 5 %, majoré le samedi au tarif du dimanche, et ils ne venaient pas nous faire la toilette. On a rapidement dû supprimer la toilette du samedi parce que c’était trop cher. » Madame Richard et Monsieur Sicre ont donc quitté Ouihelp au début du mois de juin. Ils n’ont toujours pas compris pourquoi, alors que tout se passait bien, tout s’était soudainement détérioré. Madame Richard et Monsieur Sicre n’ont sans doute pas complètement intégré l’esprit start-up.
Celui qui l’a compris, en revanche, c’est Simon Boisnard. Ou plutôt, c’est ce qu’on aurait aimé pouvoir écrire de lui. Syndicaliste chez Ouihelp, à Paris, au syndicat nommé « Printemps écologique », seul représenté dans l’entreprise, Simon Boisnard a été alerté fin avril 2026 sur le sort d’Angélique, Cristina, Maria, Corinne, Véronique et leurs collègues. Il les a rencontrées dès le lendemain, une par une. A pris note de leurs revendications, en pleine grève. Et avec elles, il a foncé devant les locaux des ressources humaines, à Paris. Avec des drapeaux « Printemps écologique », une truelle et du ciment, il a muré le local de la DRH. Simon Boisnard a également barricadé la rue du siège de Ouihelp à l’aide d’un impressionnant feu de poubelles. Alertées, les forces de l’ordre ont interpellé Simon Boisnard sur la barricade avec son drapeau « Printemps écologique ». Menotté, il a expliqué ne faire que son devoir syndical, face au sort réservé à Angélique, Cristina, Maria, Corinne, Véronique et leurs collègues. Mais non, rien de tout cela n’est arrivé : on rigole. Car il vaut mieux ironiser, parfois, et même rire, pour ne pas pleurer.
Car Simon Boisnard et son syndicat, « Printemps écologique », n’ont, selon les salariées elles-mêmes, rien fait de tel. Ils n’ont pas passé un seul coup de fil à Angélique, Cristina, Maria, Corinne, Véronique et leurs collègues en lutte, ni posé une question sur leur sort auprès de Ouihelp. Ils ne se sont pas sentis concernés par leur lutte parce qu’en substance, nous a expliqué Simon Boisnard par courriel, ces salariées ne relèveraient pas, selon lui, de Ouihelp. Lisons-le : « Notre mandat syndical s’exerce exclusivement au sein de l’entité juridique Ouihelp. Les salariées en grève dépendent quant à elles de la société BCM, rachetée il y a un an par le groupe, mais qui demeure à ce jour une entité juridique distincte, avec sa propre représentation syndicale. » Cela à un moment où Angélique, Cristina, Maria, Corinne, Véronique et leurs collègues sont en négociation pour leur départ avec… Ouihelp (« help » signifie « aide », en anglais).
Le Printemps écologique et Simon Boisnard sont des foudres de guerre syndicaux.
Pour s’en convaincre, il suffit de lire une passionnante interview de Simon Boisnard disponible en ligne (2). On y apprend que Simon Boisnard est « product manager », en français « chef de produit ». Pour ceux qui ne comprennent rien, certains chefs de produit s’occupent de l’emballage d’une lessive, par exemple : ils sont chefs de lessive. Simon Boisnard, lui, est le chef d’un algorithme. Pour ceux qui ne comprennent toujours pas, Simon Boisnard explique : « On utilise Notion, Figma, Google Analytics, Amplitude, Chart.io, Github, AWS, Docusign. » En plus de tous ses talents, en rapport immédiat et concret, on le voit, avec l’aide à domicile, Simon Boisnard est donc également syndicaliste. Mais il n’a pas, selon les éléments recueillis, utilisé son téléphone Notion Figma Google Analytics machin pour passer un simple coup de fil à Angélique, Cristina, Maria, Corinne, Véronique et leurs collègues.
C’est une manie, dans cette grève historique chez Ouihelp, de ne pas utiliser son téléphone.
Quelqu’un qui ne l’a pas décroché pour joindre les grévistes, alors qu’il avait été alerté largement sur la situation selon les salariées, c’est Sébastien Vincini, président du Conseil départemental de la Haute-Garonne. Sébastien Vincini est également secrétaire national du Parti socialiste. Dans ses veines coule donc, comme chacun sait, un peu de sang de Jean Jaurès – surtout qu’on se trouve en Haute-Garonne, pas loin de Carmaux, et de ses historiques grèves de mineurs. C’est sans doute en tenant compte de ce glorieux passé de luttes ouvrières que les services de Sébastien Vincini, du Parti socialiste, ont simplement fait savoir aux salariées de Ouihelp en grève que, suite à leur signalement, les services départementaux qui s’occupent des personnes âgées et handicapées ont lancé en juin un « contrôle » de la structure, ce que les dits services nous ont confirmé par courriel. Les mêmes services précisent que « l’analyse qui en résultera » sera ultérieure, en ajoutant : « Si des éléments de dysfonctionnements relatifs aux conditions de travail sont relevés, ces éléments seront transmis à la Direction départementale de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) - Haute-Garonne qui est compétente sur ces questions. »
Les salariées alertaient pourtant Sébastien Vincini pendant leur grève sur un point clé : le Conseil départemental, qu’il préside, verse la prestation de compensation du handicap (PCH) et l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) pour garantir le maintien à domicile des personnes les plus fragiles. Et par conséquent, c’est en grande partie la PCH et l’APA qui financent l’activité de Ouihelp. Qui utilise cet argent public pour rendre le service qu’on vient de décrire.
C’est Maryline Meilhan qui dirigeait la société BCM. Celle qui employait Angélique, Cristina, Maria, Corinne, Véronique et leurs collègues, celle avec qui, selon les salariées, tout se passait bien. Une gestion familiale, avec Max, son associé. Maryline Meilhan nous explique que lorsqu’elle a vendu son entreprise à Ouihelp, en juillet 2025, « la vente s’est très bien passée ». Nous lui demandons pourquoi, selon elle une telle détérioration serait survenue après le rachat - elle qui connaît le secteur d’un point de vue patronal. Maryline Meilhan avance une explication qui n’engage qu’elle : « On est en campagne, donc les salariées font énormément de bornes. C’est un très gros budget, ça coûte cher. Une start-up économise là-dessus. Ils rachètent la zone pour prendre le marché, mais ensuite ils vont aller s’implanter dans les grandes villes, comme Ouihelp l’a fait à Toulouse, juste à côté, où il y a très peu de frais de déplacement avec les transports en commun, et où les salariées se déplacent même à pied. Et on laisse tomber la campagne. » Parole d’entrepreneuse.
On voulait comprendre. On a appelé Nicole Teke-Laurent. Cette sociologue a fait sa thèse sur les plates-formes de service à domicile, pendant laquelle elle a enquêté sur Ouihelp – en français. Dans ses déclarations publiques, Ouihelp se défend d’être une plate-forme, type Uber. Nicole Teke-Laurent nuance, selon son analyse de sociologue : « En réalité, c’est une plateformisation déguisée. Dès qu’ils rachètent, ils ferment les locaux. Les responsables d’agence se trouvent très loin. Et ils mettent en place un management algorithmique, ce qui est typique des plates-formes, tout en s’en défendant. C’est d’autant plus préoccupant que c’est un secteur sous perfusion publique, avec le crédit d’impôt, l’APA et la PCH. » On comprenait mieux. On a discuté un long moment, avec Nicole Teke-Laurent, qui pendant ses années de thèse, a noté un fait qu’elle juge capital, et qui parce qu’il est capital, est selon elle invisibilisé : « Toutes ces plates-formes emploient en énorme majorité des femmes, très peu payées, avec peu de qualifications. Et elles sont toutes dirigées par des hommes, à très fort capital social, scolaire, financier, extrêmement bien payés, qui font bosser ces femmes précarisées. »
Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique nous ont dit se percevoir comme des « des travailleuses de l’ombre, pour des salaires de misère ». Et pourtant : « On est pharmaciennes, cuisinières, psychologues, kinés, et famille : on est tout ça à la fois. »
Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique sont, au sens étymologique du mot, polytechniciennes. « Polytechniciennes », ce n’est pas de l’anglais, pour une fois. C’est du grec : « Poly », plusieurs – elles maîtrisent plusieurs techniques. Pharmaciennes : elles donnent chaque jour leurs médicaments aux personnes malades. Cuisinières : elles préparent leurs plats. Psychologues : elles les rassurent, leur parlent, échangent, calment leurs angoisses – nombreuses. Kinés : elles les massent, les caressent, les replacent, les déplacent, les soulagent. Proches aidantes : elles sont souvent la seule famille de personnes aidées abandonnées par les leurs.
Un peu comme Victor Sebag, le fondateur et PDG de Ouihelp. Victor Sebag est diplômé de l’École Polytechnique. Avant, il a été scolarisé au collège Stanislas, puis au lycée Henri IV, un parcours classique pour tout bourgeois parisien très doué voulant tout apprendre en même temps – la pharmacie, la cuisine, la psychologie, la kinésithérapie, et la famille. Quand il a terminé l’École Polytechnique (« poly », en grec, faut-il le rappeler, signifie « plusieurs »), Victor Sebag maîtrisait toutes ces techniques à la fois. C’est ainsi qu’il est entré, en anglais, car il maîtrisait aussi cette langue, au « Boston Consulting Group » - un cabinet de conseil, et non, précisons-le pour éviter toute confusion, une organisation humanitaire connue pour apporter son aide aux plus démunis dans le monde entier et intervenir dans les pires zones de conflit. On ironise une fois encore pour ne pas pleurer. Juste avant de fonder Ouihelp, Victor Sebag, polytechnicien, définissait ainsi son ambition : « Mon développement personnel devrait se poursuivre à l'avenir avec toujours de nouvelles problématiques à traiter […] en se focalisant maintenant sur des secteurs d'activité spécifiques me tenant à cœur : le sport, le luxe et les biens de grande consommation. » (3)
On le voit : c’est exactement le projet Ouihelp. Sport : amener les vieux à la salle de muscu et au fitness. Luxe : leur offrir des Rolex. Biens de grande consommation : les équiper de fauteuils roulants jetables. Rien de tout cela, bien sûr, ne reflète une intention réellement prêtée à Victor Sebag ou à Ouihelp : c’est un rapprochement volontairement absurde, destiné à souligner le décalage entre le vocabulaire du consultant et le secteur, concret, de l’aide aux klus fragiles. Il vaut mieux ironiser, parfois, et même rire, pour ne pas pleurer.
Car Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique et leurs milliers de collègues – 3 000 auxiliaires de vie chez Ouihelp, selon les chiffres de l’entreprise –, sont dirigées par Victor Sebag, qui a lui-même déclaré publiquement que les secteurs lui tenant à cœur étaient « le sport, le luxe et les biens de grande consommation ». Angélique, Cristina, Maria, Corinne et Véronique dévoilent spontanément le montant de leurs salaires, à la virgule près. Tous avoisinent un tout petit millier d’euros. Nous avons demandé son salaire à Victor Sebag par courriel, pour pouvoir comparer : bizarrement, il a refusé de nous le communiquer, au motif que « Ouihelp est une société privée non cotée et ne communique pas les rémunérations individuelles de ses dirigeants » une réponse classique, et parfaitement dans son droit, pour une entreprise non cotée. Victor Sebag, à qui nous avons adressé nos questions, nous a par ailleurs demandé que ses propos « soient attribués à l’entreprise » plutôt qu’à lui personnellement. Nous avons ainsi appris que, chez Ouihelp, « nous savons que l’intégration d’une structure familiale dans un groupe peut entraîner des changements importants dans les habitudes de travail ». L’explication est limpide : les salariées haut-garonnaises n’ont pas su intégrer l’esprit start-up…
Lorsqu’on était dans la merveilleuse compagnie d’Angélique, Cristina, Maria et Véronique, on regardait la magnifique campagne environnante, où elles ont pris soin de tant des nôtres. Ceux-là sont ou vont être abandonnés, et ce n’est pas Victor Sebag qui dira le contraire. On songeait alors à une donnée centrale du débat public, et qui par conséquent en est rigoureusement escamotée : en France, l’espérance de vie des ruraux est désormais de deux ans inférieure à celle des urbains. C’est l’INSEE qui le dit : on meurt nettement plus jeune à la campagne qu’à la ville. On ignore comment ça se dit en anglais. On demandera à Ouihelp.
(1) « Ouihelp lève 30 millions d'euros pour simplifier l'aide à domicile », Les Echos, 25 mai 2022.
(2) « Product Manager engagé : conversation avec Simon Boisnard de Ouihelp », Thiga Media, 18 avril 2024.
(3) https://viadeo.journaldunet.com/p/victor-sebag-4553305
Crédits photo/illustration en haut de page :
Margaux Simon