Hamza la Douane, défouloir juvénile de la fachosphère et de ses médias

Hamza la Douane, défouloir juvénile de la fachosphère et de ses médias

Retour sous forme de tribune sur une séquence médiatique et politique, des couloirs fangeux de l'extrême droite jusqu'aux plateaux des chaînes d'informations en continu.

Hamza dit « La Douane » : à moins d’avoir passé votre début d’été dans une grotte, vous n’avez pas pu y échapper. Ce pré-ado a ainsi affolé les réseaux sociaux et fait la « une » de tous les médias réactionnaires pendant une dizaine de jours. Ses faits d’armes ? Muni de son pistolet à eau, le chenapan demande aux passants du canal Saint-Martin deux euros sous la terrifiante menace de les arroser d’un rafraîchissant jet d’eau sous des températures étouffantes frôlant certains jours les 40 degrés. D’où son surnom de « La Douane ». « Mais que fait la police ? Et que font les parents ? Où est l’autorité ? Le canal Saint-Martin est-il une zone de non-droit ? », vocifère l’extrême droite qui a fait du gamin l’incarnation de tout ce qu’elle considère comme étant les maux de notre société : insécurité, perte de repères et d’autorité, immigration, impuissance de l’État, laxisme, et j’en passe.

La silhouette de Hamza, son corps lourd lui donnant des airs un peu patauds — les influenceurs d’extrême droite l’ont taxé de « gros » et d’« obèse » —, son teint bien foncé et ses cheveux très bruns qui, comme son prénom, trahissent clairement une origine subméditerranéenne, son parler argotique des quartiers populaires, ses mauvaises manières, sa pose pour un cliché au côté de l’islamo-gauchisto-laxisto-communautariste maire de Paris Emmanuel Grégoire, symbole d’un prétendu soutien de la gauche aux « racailles », et le décor, les abords du canal Saint-Martin à Paris, devenu une gigantesque piscine municipale depuis qu’il est autorisé à la baignade, un quartier estampillé bobo de gauche : le casting était parfait. De quoi alimenter les sempiternels radotages cathodiques des têtes de gondole de la fachosphère, sur l’air de « Ah, les jeunes d’aujourd’hui ! », ce refrain lancinant que depuis des lustres chaque génération renvoie à la celle qui lui succède.

C’est ainsi qu’Hamza est médiatiquement devenu « la terreur du canal Saint-Martin ».

Hamza plus « médiatique » que les hooligans néonazis

Habitant près du canal, j’y suis allé assez souvent me rafraîchir en ce début d’été caniculaire. Je n’y ai vu ni tensions ni incivilités, encore moins insécurité. Une ambiance bon enfant et quelques gamins qui chahutent et s’amusent à sauter des ponts, ce qui est interdit, mais ce qui, reconnaissons-le, ne constitue pas un acte délinquant d’une particulière gravité. Puis-je le confesser sans me faire brocarder par CNews ? Mon âme d’éternel adolescent m’a conduit à m’y essayer moi aussi…

En questionnant les badauds qui se prélassent sur les quais, tous décrivent une ambiance décontractée et nonchalante. La plupart ne connaissent Hamza que par les médias. De ceux qui l’ont déjà vu en action, les plus sévères décrivent un pré-ado « casse-pieds », qui « a besoin d’être cadré », qui « flirte toujours avec les limites ». Mais personne ne parle d’une « terreur » ou n’a renoncé à venir à cause de ses frasques. C’est tellement vrai que le youtubeur d’extrême droite Vincent Lapierre, ex-soralien reconverti dans les vidéos de terrain censées montrer l’omniprésence de l’insécurité, est rentré bredouille de son équipée aux abords du canal. Il y a bien eu quelques « fachos » lancés à son encontre par des habitants qui l’ont reconnu, mais c’est habituel et par ailleurs tout fait exact. Pour le reste, les passants interviewés décrivent une ambiance bon enfant et Lapierre reconnaît, un tantinet contrarié, qu’ « aujourd’hui c’est assez calme ».

En revanche, s’il y a un événement qui a traumatisé le quartier, il a eu lieu le 21 mai au soir, et il n’a rien à voir avec le turbulent garnement. Ce soir-là, une centaine de personnes cagoulées et vêtues de noir a déboulé dans le quartier. Des supporters d’extrême droite de l’OGC Nice qui affrontait Lens le lendemain en finale de la Coupe de France. Ils ont agressé des passants et attaqué un café, le tout agrémenté de cris racistes et de slogans favorables à l’extrême droite, selon des témoins. Six personnes ont été blessées, 65 hooligans ont été placés en garde à vue. « Ça fait peur », témoignait une riveraine sous le choc à l’AFP. L’agression n’a fait qu’une petite brève dans les JT.

Plus de cent articles, sujets et débats consacrés au trublion du canal

De quoi ce turbulent gamin pré-pubère de 13 ans s’est-il donc rendu coupable pour que CNews le qualifie de « terreur du canal Saint-Martin », et que Valeurs actuelles voit en lui le « visage de la délinquance juvénile » ?

Hamza, qui relève plus du chenapan un peu lourdingue et agaçant — au pire du « sale gosse » — que du pré-délinquant, s’est d’abord fait connaître en diffusant sur les réseaux sociaux, principalement TikTok et Snapchat, des vidéos de ses pitreries, essentiellement l’arrosage de passants sous une chaleur étouffante. Il y a aussi eu le jet de divers objets dans le canal, le vol d’une bouteille de soda dans une épicerie et la mise à l’eau d’une jeune fille en maillot de bain, Des conneries certes parfois déplaisantes mais plutôt banales au seuil de l’adolescence — ce n’est pas pour rien qu’on appelle cette période « l’âge bête ». Mais pas de quoi en faire une star de l’actualité ou l’ennemi public numéro un. Vexés, Jacques Mesrine, Charles Manson et Jack l’Éventreur doivent se retourner dans leur tombe.

En comparaison avec les agressions commises par la centaine de néonazis le 21 mai, Hamza fait figure de chahuteur vaguement turbulent. Et pourtant, les vidéos de ses facéties ont saturé les médias pendant plus d’une semaine et alimenté des heures et des heures de débats délirants dans les médias réactionnaires et d’extrême droite. Du haut de ses 13 ans (et non 14 comme souvent dit dans les médias), Hamza a fait parler de lui quotidiennement du 28 juin au 7 juillet (et encore à nouveau le 17 juillet dans les « Grandes Gueules »), ce qui représente des centaines d’occurrences dans des articles de journaux, des sujets télé ou radio, et des débats. Sans surprise, parmi les « grands médias », ce sont ceux de Bolloré, CNews et le JDD, qui en ont fait leurs choux gras.. Mais il y a aussi, juste derrière, le talk-show « Les Grandes Gueules » (RMC) qui est au débat ce que Hanouna est à la culture. Selon notre décompte approximatif, sur les réseaux sociaux, ce sont au minimum 2000 vidéos qui lui ont été consacrées, soit des millions de vues cumulées.

Pour bien montrer l‘absurdité de ce cirque ubuesque, formulons, factuellement, abruptement et sans fioriture, l‘information brute qui a agité tant de clowns médiatiques : il y a en France, autour du canal Saint-Martin à Paris, un pré-adolescent qui fait des conneries. La belle affaire !

Hamza n’existe pas. Ou plutôt, le Hamza médiatique est une construction minutieuse de l’extrême droite. Un épouvantail cristallisant à lui seul toutes les obsessions phobiques des fachos en tout genre : l’inversion des valeurs, l’absence d’autorité, le déclin du pays, et, en filigrane, le « grand remplacement ». Parce que les animateurs de CNews ont beau répéter en boucle que Hamza se serait appelé Théo ou Kevin, ils auraient tout autant traité le sujet, ils ajoutent implicitement aussitôt « mais bon, c’est un peu toujours les mêmes qui foutent le bordel ». Argument sans arrêt ressassé après les désordres qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des Champions le 30 mai dernier, où certains se sont crus autorisés, sur la simple observation visuelle des vidéos, à déduire l’origine ethnique des aïeux des perturbateurs et à en conclure que oui, décidément, « ce sont bien toujours les mêmes ». Et lorqu’Éric Zemmour, pestant sur les « racailles » fauteurs de troubles après la victoire du PSG, est interrogé sur les violences commises par des hooligans niçois bien blancs qui font probablement partie de ses supporters, il prétend ne pas en avoir entendu parler. Une ignorance bien pratique, qui permet ce désormais rituel « ce sont toujours les mêmes ».

Le scoop de Boulevard Voltaire : « Hamza a filmé une femme chez elle »

Car du début à la fin, cette séquence Hamza, qu’une société en bonne santé aurait considérée comme burlesque, a été montée de toutes pièces par l’extrême droite qui depuis plusieurs années, impose à tout l’espace médiatique sa lecture fantasmagorique d’événements soigneusement sélectionnés. Que l’on songe par exemple à la mort de Thomas Perroto au cours d’une bagarre à Crépol (Drôme) et à différents faits divers tragiques où l’origine ethnique — réelle ou supposée — du meurtrier est arbitrairement considérée comme un facteur explicatif de l’acte. Pourtant, le même jour que le bal tragique de Crépol, une femme décédait, jetée dans à la Seine par son ex-compagnon, sans laisser plus de traces médiatiques qu’un petit entrefilet dans des pages locales. Pour l‘extrême droite, le meurtre d’un blanc par un racisé sert à construire un récit et à inventer des phénomènes de société inexistants (le « racisme antiblanc », les « francocides »). Aujourd’hui, il n’y a même plus besoin de morts tragiques, une jeune fille en maillot de bain poussée à l’eau ou un flic arrosé au pistolet à eau suffit amplement.

Hamza a fait son apparition dans la sphère médiatique « grâce » à Jean Bexon, spécialiste des faits divers (niveau cour de récré en l’occurrence) au média d'extrême droite Boulevard Voltaire. Le 27 juin, le plumitif révèle depuis son compte X la présence au canal Saint-Martin d’un petit caïd des bacs à sable qui commet des actes d’une extrême gravité : « "Hamza, dit La Douane, aggripe [sic] le pieds [re-sic] d'une personne qui profite du canal Saint-Martin. "Wesh tu vois pas ils sont en date" », écrit-il. C’est la première apparition du garnement dans l’espace médiatique.

Sur la vidéo, on voit un nageur s’accrocher pendant moins de cinq secondes à un pied qui pendouille nonchalamment au dessus de l’eau. Le propriétaire du pied qui se prélasse semble indifférent et Hamza ne semble pas chercher à le faire tomber. Se rend-on compte de l’absurdité d’une telle publication ? À quand un article « Hamza chatouille un passant » ou « Hamza sonne aux portes et part en courant ». Au vu de ses graves méfaits, il n’est pas déraisonnable d’envisager que ce sauvageon ait un jour uriné dans le canal. Vas-y Jeannot, enquête !

Le journaliste spécialisé dans les bagarres de bac à sable entame le suivi quotidien de l’agrippeur de pieds. Le lendemain, réalisant peut-être le ridicule de son post précédent (quelqu’un lui a dit que l’agrippage de pieds ne constituait pas une infraction pénale ?), Bexon publie sur X : « La Douane est aussi un voleur », accompagné d’une vidéo où le turbulent garnement dérobe une bouteille de soda dans une épicerie. Hamza la Douane, un Redoine Faïd en puissance, car, c’est bien connu, qui vole un œuf…

Il n’en faut pas plus pour que le 29 juin, CNews s’empare de cette gravissime affaire. « Hamza X, 14 ans, terreur du Canal Saint-Martin », annonce un bandeau tout en nuance. Dès lors, tous les jours, CNews, Europe 1, Boulevard Voltaire, Frontières, et tous les torchons de caniveau d’extrême droite que compte le pays vont surveiller à la loupe la moindre apparition d’Hamza sur les réseaux sociaux, scruter les moindres faits et geste du Billy the Kid de l’est parisien et alimenter la chronique. Le 30 juin, Boulevard Voltaire va franchement sombrer dans le ridicule en publiant ce qu’il semble considérer sérieusement comme un scoop : « DOCUMENT BV | Hamza, dit LaDouane, a filmé récemment une femme chez elle puis est rentré par effraction dans son domicile ». Jean Bexon, devenu « hamzologue » professionnel, a encore sévi. La publication montre une vidéo, où Hamza, accompagné d’un comparse, filme l’intérieur d’un rez-de-chaussée, sans y pénétrer d’après ce que l’on voit à l’image, et contrairement à ce que dit Bexon. L’occupante du lieu leur demande de dégager, on entend des rires enfantins, puis le comparse d’Hamza la traiter de « sale pute ». C’est certes grossier et choquant, mais désolé Jeannot, c’est assez pourri comme scoop.

Dans un accès d’honnêteté surprenant (à moins que ce ne soit la crainte de poursuites judiciaires), Jean Bexon précise que Hamza n’est pas l’auteur de l’injure, mais dans les torchons qui s’acharnent sadiquement sur un enfant un peu perdu, ces paroles lui sont systématiquement attribuées.

Si Hamza était un peu plus vieux, il y aurait un viol

BFMTV prend le train en marche, avec duplex sur le canal Saint-Martin et interview de l’enfant terrible le 30 juin, tout en ayant au moins la décence de flouter son visage. L’envoyé spécial dans cette zone de non droit constate que la plupart des habitués du canal semblent plutôt s’amuser des frasques du gamin. Mais plus il est médiatisé, plus Hamza, logiquement, monte d’un cran dans la provocation. Ses facéties deviennent nuisances, comme lorsqu’il se met à balancer divers objets dans le canal. L’extrême droite jubile de ce qu’elle a provoqué, sur l’air du « On vous l’avait bien dit » et déplore hypocritement une médiatisation dont elle est pourtant la seule responsable.

Résultat de cette séquence médiatique en apparence burlesque mais en réalité plus qu’inquiétante sur la folie destructrice qui s’est emparée du pays : dix jours où les médias d’extrême droite, mais aussi, au-delà, des émissions aux déplaisants relents populistes comme « Les Grands Gueules », durant laquelle des téléspectateurs ont pu appeler au retour des châtiments corporels ou à l’emprisonnement d’enfants sans susciter l’indignation générale du plateau, ont déversé en meute une haine sadique autant que lâche contre un garnement insolent, dépassé par le symbole qu’on a fait de lui.

L’enfant de 13 ans a été sali, humilié, calomnié. La fabrique à mensonges des médias réactionnaires et revanchards a fonctionné à plein. Les parents d’Hamza, que personne ne connaît, sont qualifiés de parents démissionnaires et défaillants. Leur fils est décrit comme quelqu’un qui « pousse des femmes à l’eau » (alors que la vidéo ne montre qu’un seul cas, une jeune fille en maillot de bain), « sans consentement », le transformant dans un sous-entendu assez transparent, en un prédateur sexuel potentiel. Parfois, c’est explicitement dit. Nous ne nous étendrons pas sur toutes les horreurs proférées par les fachos 2.0, mais de tous ceux-là, Georges Matharan, ancien de VA Plus (la chaîne YouTube de Valeurs Actuelles) et de Frontières, qui totalise 230 000 abonnés sur YouTube, mérite une mention spéciale. Il n’hésite pas à traiter sa cible, dont il ne connaît rien du vécu, de « sociopathe » ou de « tortionnaire », et le qualifie de meurtrier en puissance et de violeur en devenir. « On va le voir pousser des gens dans le canal. Donc ça c'est dangereux parce que c’est quasiment une tentative d'homicide si le mec sait pas nager ». Commentant la vidéo où Hamza filme l’intérieur d’une habitation et dont l’occupante est injuriée par son acolyte, il tient des propos sidérants : « On sait très bien ce qui se passerait si Hamza était un peu plus vieux et qu'il voyait une meuf rentrer chez elle la nuit : il y aurait un viol ». Hamza est également qualifié de « délinquant » et de « handicapé social ». Force doit rester à la loi, disent-ils. Y compris en matière de diffamation ?

Le gamin de 13 ans est traqué, son visage, non flouté, est diffusé sur CNews et des médias d’extrême droite. Il n’est dès lors pas exagéré de dire qu’ils font courir à l’enfant un risque psychologique sérieux et qu’il le paiera pendant des années : que se passera-t-il, dans cinq ou dix ans, lorsqu’il cherchera un emploi ?

Rappelons la loi : le fait qu’un mineur lui-même ait diffusé son image sur ses réseaux sociaux n’autorise pas pour autant les médias de masse à faire de même. Sauf si la diffusion de cette image revêt un caractère d’intérêt général — ce qui, à l’évidence, n’est pas le cas. Son avocate envisage des plaintes.

Complètement dépassé par son personnage, Hamza porte un costume bien trop grand pour lui, devenant l’incarnation de toutes les lubies de la réacosphère. Sans craindre le ridicule, certains commentateurs filent même la métaphore géopolitique : « Si on capitule devant un gamin agressif comme celui-là, c'est que franchement, faut pas faire la guerre à la Russie demain », explique le plus sérieusement du monde le chroniqueur Mathieu Bock-Côté sur CNews le 2 juillet.

Autre grief reproché à Hamza : il tourne en dérision la police. Toujours sur Télé-Bolloré, Bruno Pomart, ancien policier du RAID — il fallait bien quelqu’un de ce corps d’élite pour commenter une affaire d’une telle gravité — s’en indigne : « Il filme ses incivilités, défie la police et humilie les passants. Chacune de ses interpellations est tournée en dérision. Même sa garde à vue est devenue un sujet de plaisanterie ». Ce qui est plutôt salutaire.

Tous les racistes, niquez vos mères

Car le rire est la meilleure arme de résistance contre l’autoritarisme. De tout temps et en tout lieu, c’est contre l’humour que les régimes totalitaires décochent leurs premières flèches. Une société qui n’accepte plus que l’on se moque de l’autorité est une société en voie de fascisation. Pomart s’en prend ici à une tradition ancestrale bien française. Du canut lyonnais Guignol — dont l’arme n’est pas un pistolet à eau mais un bâton avec lequel il frappe le gendarme — à Cabu, d’Arsène Lupin à Coluche, de la médiévale Farce de Maître Pathelin au gendarme de Saint-Tropez, d’Honoré Daumier au XIXe siècle à Bourvil entonnant « La tactique du gendarme », ou encore de l’agent Longtarin de Gaston Lagaffe à Georges Brassens qui les préférait sous forme de macchabées, la satire des représentants de l’ordre est consubstantielle à cette « identité française » que l’extrême droite prétend défendre, mais dont elle ne conserve que les aspects les plus déplaisants.

Finalement, l’acte le plus inadmissible qu’ait jamais commis Hamza est sans doute celui-ci : s’être parfois mis les rieurs de son côté. Comment ne pas se déboîter les zygomatiques lorsque l’enfant s’évade d’une voiture de police en plongeant dans le canal au nez et à la barbe de flics désarçonnés ? Et comment ne pas pouffer devant cette masterclass du jeune trublion : « Par tout le respect que je vous dois, tous les racistes, niquez vos mères ».

Crédits photo/illustration en haut de page :
Margaux Simon