Trump, Macron, etc. : l'horloge de l'apocalypse proche de sonner la fin

La vérité est toujours le sujet majeur et le lieu d’un combat acharné et de coulisse entre ceux – puissants, arrogants, moutonniers— qui veulent la taire ou la déformer à leur fin et ceux — rares, pugnaces, souvent isolés - qui veulent la révéler pour rétablir ce qu’ils considèrent comme une injustice. De ce point de vue, rien n’a changé depuis Albert Londres. On peut même considérer, compte tenu de l’influence grandissante des médias financés par des milliardaires d’extrême droite ou proches du pouvoir, que la situation a empiré ces dernières années. Emmanuel Macron n’est pas le seul responsable du climat délétère qui règne en France et plus généralement en Europe et dans le monde, mais nous nous sommes globalement déliquescents dans notre rapport à la vérité depuis qu’il est au pouvoir.

J’ai longtemps eu des réticences à utiliser ce mot vérité pour définir mon métier de traqueur de vérité. Je lui attribuais des vertus mystiques et pour tout dire inatteignable. J’avais du mal à accoler la profession de journaliste à cette quête et divulgation de vérité tant j’étais encombré par le parasitage du débat sur l’objectivité ou la subjectivité du journalisme. Un journaliste ne peut être ni neutre ni objectif, tant ses valeurs et son idéologie impriment et orientent son regard. Un journaliste ne peut pas être entièrement désengagé, ni complètement engagé pour une cause, sauf si cette cause est la vérité. Voilà où j’en suis arrivé. Et voilà pourquoi on crée cette maison d’édition. Blitz.

La moitié des sommes récoltée ira à Blast. L’autre moitié servira à financer des livres. On en a beaucoup en projet.

La littérature et les livres, c’est toujours ce qui nous sauve quand on est seul et démuni.

Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret / Margaux Simon