
À moins d’un an de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron est pris d’une frénésie de nominations. Il veut installer ses lieutenants à des postes clé. À l'instar d'Emmanuel Moulin, ancien secrétaire général de la présidence de la République et dorénavant nouveau gouverneur de la Banque de France. Retour sur son audition, le 20 mai, devant la représentation nationale. Passage obligé avant le sacre.
« Le macronisme s’achèvera avec Emmanuel Macron » : ces paroles prononcées par Bruno Retailleau dans un entretien avec l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs Actuelles en juillet 2025, quelques mois avant son départ de la place Beauvau, avaient suscité de vives réactions au sein du gouvernement et du parti Renaissance. Et le moins que l’on puisse dire est qu’en dépit de son bilan, que l’on qualifiera pudiquement de contrasté, l’ancien banquier d’affaires devenu président de la République entend continuer à influer indirectement sur les affaires de l’État après son départ de l’Élysée. Et pourquoi pas, tel un de Gaulle du XXe siècle, endosser le costume d’homme providentiel et revenir au pouvoir en 2032.
Dans l’intervalle, pour faire mentir la prédiction de Bruno Retailleau et veiller à ce que son héritage politique demeure à l’issue de son second mandat, Emmanuel Macron manœuvre pour recaser plusieurs de ses fidèles au sein des hautes instances étatiques : l’ancien président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, qui a pris la succession de Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel en mars 2025 (1) ; Amélie de Montchalin, ancienne ministre chargée des Compte publics, nommée présidente de la Cour des comptes en février dernier ; Georges-François Leclerc, ancien directeur de cabinet du président de la République, nommé préfet d’Ile-de-France le 27 mai en remplacement de Marc Guillaume, secrétaire général du gouvernement de 2015 à 2020, qui a quant à lui été désigné vice-président du Conseil d’État.
Une énième série de passages en force dénoncée par La France insoumise mais aussi par… le Rassemblement national qui, à la suite de l’annonce de la nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, a publié sur son site une pétition dénonçant la « dérive illibérale » d’Emmanuel Macron. Il y était ainsi question de « retenue républicaine » et de « respect strict de l’indépendance des institutions ». Une initiative qui prête à sourire au vu, par exemple, de la proximité de Marine Le Pen et du RN avec le Fidesz ; parti de l’ancien président hongrois Viktor Orbán qui se réclamait lui-même de l’illibéralisme ; courant dont il était l’une des figures de proue à l’international.
Emmanuel Macron : l’illibéralisme tranquille ? (2)
Poursuivant sur sa lancée, le président de la République, via un communiqué publié par l’Élysée le 5 mai, a soumis la candidature d’Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. Déjà en 2020, Emmanuel Macron avait choisi de nommer Emmanuel Moulin directeur général du Trésor — poste qu’il occupera jusqu’en janvier 2024.
Pur produit de la haute fonction publique, l’intéressé peut se prévaloir d’une solide expérience, tant dans la sphère politique qu’économique. Dans la première moitié des années 2000, il est administrateur suppléant à la Banque mondiale. De 2007 à 2009, il occupe le poste de directeur adjoint du cabinet du ministre de l’Emploi Jean-Louis Borloo puis de celui de la ministre de l’Économie et des Finances Christine Lagarde. Conseiller de Nicolas Sarkozy, il sera amené à piloter le pôle économie de l’Élysée lors de la crise de la dette européenne. Il retourne ensuite quelques années dans le privé, période durant laquelle il sera successivement directeur général adjoint d’Eurotunnel et directeur général de la banque italienne Mediobanca pour la France et le Benelux, avant de faire son retour à Bercy en 2017 en tant directeur de cabinet de Bruno Lemaire. Après quoi, il sera désigné directeur de cabinet du Premier Ministre Gabriel Attal et enfin secrétaire général de la présidence de la République.
Le 20 mai, Emmanuel Moulin a passé son entretien d’embauche devant la représentation nationale. D’abord au Sénat puis à l’Assemblée. Pour le haut fonctionnaire, l’objectif était de démontrer qu’il possédait toutes les qualités requises pour diriger la Banque de France et ainsi désamorcer la polémique soulevée par sa candidature.
Mais sa prestation n’a pas franchement convaincu les parlementaires.
Le service public est ma passion autant que ma vocation
Au cours de son discours introductif, le président de la Commission des finances du Sénat Claude Raynal a évoqué ces critiques : « Vous aurez sans doute à cœur de nous présenter à la fois votre conception de l’indépendance de l’institution et de son plus éminent représentant et les dispositions que vous avez peut-être déjà prises préventivement et seriez amené à prendre si vous êtes nommé pour garantir celle-ci tout autant que votre impartialité au regard de vos éminentes responsabilités récentes », déclare le sénateur socialiste de Haute-Garonne. Il souhaite à cet égard savoir quelles seraient les priorités d’Emmanuel Moulin et si celui-ci compte être dans une logique de continuité par rapport aux précédents gouverneurs.
La parole passe ensuite au postulant qui, durant un quart d’heure, déroule méthodiquement son CV pour prouver sa capacité à prendre les rênes de l’institution bicentenaire. Selon lui, le gouverneur de la Banque de France se doit de réunir les quatre qualités suivantes : une expérience riche et diversifiée dans le public ainsi que dans le privé, une « indépendance sans faille », un talent de management pour diriger une maison comptant plusieurs milliers d’employés et enfin un profil européen et international affirmé.
S’il dit entendre les interrogations autour de sa candidature, l’énarque fait valoir son expérience au sein de l’administration publique et se présente comme un serviteur dévoué de l’État : « Le service public est ma passion autant que ma vocation. […] Je me tiens devant vous en homme libre, en homme du service public qui sert l’État depuis trente ans et qui s’engage à exercer ses fonctions en toute indépendance et en toute impartialité tant à l’égard du pouvoir exécutif que des intérêts privés ».
Engagement qui, à l’écouter, ne saurait nullement remettre en cause son indépendance d’esprit et sa neutralité : « Jamais je n’ai agi avec sectarisme ou esprit partisan. […] Jamais je n’ai abdiqué mes convictions ou ma liberté de penser ». OK Florent Pagny.
Il indique en outre n’avoir jamais hésité à tourner le dos aux offres qui lui étaient faites dans le privé lorsque le devoir l’appelait. Preuve s’il en est de son sens de l’abnégation.
Après un premier moment d’échange avec le rapporteur de la commission Jean-François Husson, sénateur LR de Meurthe-et-Moselle, les représentants des différents groupes prennent le relais et vont, chacun à leur tour, interroger Emmanuel Moulin sur des sujets divers (cryptomonnaies, transition écologique, cybersécurité, etc.), et bien sûr lui demander de justifier du bien-fondé de sa candidature.
Le sénateur communiste du Val-de-Marne Pascal Savoldelli lui fait alors savoir que ni lui ni les autres membres de son groupe ne voteront en faveur de sa nomination.
Il prend toutefois soin de préciser que cette décision n’a rien de personnel et qu’il ne faut pas y voir une remise en cause des compétences du haut fonctionnaire.
Le sénateur socialiste de la Sarthe Thierry Cozic va quant à lui élargir le débat en évoquant le cas de Jerome Powell, ex-directeur de la Réserve fédérale des États-Unis, débarqué le mois dernier. Le patron de la Fed s’était attiré les foudres de Donald Trump, qui l’avait pourtant nommé à ce poste en 2018, en raison de leur désaccord sur la question des taux d’intérêt (3).
« Jerome Powell, par le bras de fer qu’il a mené face au président Trump, a mis en lumière le coût qu’impute l’indépendance d’une banque centrale face à un pouvoir illibéral […] Cet exemple illustre à quel point il nous parait capital de rester impartial et indépendant vis-à-vis du pouvoir en place », avance Thierry Cozic.
Puis de citer les mots de l’ancien Garde des sceaux Robert Badinter qui, à l’occasion de sa nomination au poste de président du Conseil constitutionnel en 1986 sur décision de François Mitterrand, avait affirmé la nécessité d’avoir un « devoir d’ingratitude » à l’égard de l’exécutif — en l’occurrence le gouvernement de cohabitation dirigé par Jacques Chirac (4).
Emmanuel Moulin, qui avait pourtant assuré un peu plus tôt que sa parole serait libre, préfère ne pas trop se mouiller, jugeant excessif de comparer la situation politique de la France avec celles des États-Unis.
La sénatrice centriste de l’Orne Nathalie Goulet veut pour sa part savoir quels engagements celui-ci compte prendre en matière de cybersécurité, au regard de la vague de cyber-attaques que la France a essuyées au cours des derniers mois (5). France Travail, Bouygues Télécom, le groupe Pierre & Vacances, l’opérateur de tiers payant Almerys, la Police nationale ou encore l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), l’organisme qui délivre les cartes d’identité et les permis de conduire : tous ont en commun d’avoir subi des vols de données. L’élue poursuit en lui demandant s’il appliquera une politique de fermeté à l’encontre des banques qui manquent à leur devoir de transparence dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent.
À nouveau, le haut fonctionnaire se montre évasif et ne propose rien de vraiment concret, préférant évoquer « l’éducation financière » comme moyen de prévenir les « comportements préjudiciables ».
À peine l’audition au Sénat achevée, Emmanuel Moulin a pris la direction du palais Bourbon pour y être entendu par la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Et force est de constater que les députés se sont montrés nettement moins conciliants que leurs collègues du Sénat.
La séance est présidée par Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis et président de la Commission.
« Compétent et déterminé, je n’en suis pas moins ouvert et attentif aux avis divergents » plaide le candidat dans son propos liminaire, à peu près identique à celui prononcé un peu plus tôt devant les sénateurs et sénatrices.
Là encore, il se défend de tout esprit partisan et maintient que son expérience ainsi que ses compétences en font le candidat tout désigné pour ce poste. « Ma situation n’a rien d’exceptionnelle », déclare-t-il, soulignant le fait que les gouverneurs précédents avaient eux aussi exercé la fonction de directeur de cabinet ou du Trésor avant leur nomination à la tête de la Banque de France.
Une fois le discours de présentation terminé, Éric Coquerel reprend le micro. D’emblée, le député de Seine-Saint-Denis signifie à Emmanuel Moulin qu’il n’aura pas son vote. Pour l'élu Insoumis, cette candidature, au même titre que la série de nominations évoquées précédemment, constitue pour Emmanuel Macron une manière détournée de prolonger sa mandature.
Il juge par ailleurs inquiétante la déclaration d’Emmanuel Moulin à propos de la notation climatique des actifs financiers, c’est-à-dire les indicateurs statistiques portant sur la finance verte et l’empreinte carbone des activités financières. Au départ obligatoire, l’indicateur climat élaboré par la Banque de France en 2023 en collaboration avec la Banque centrale européenne demeure facultatif pour les entreprises. L’ancien directeur général du Trésor juge en ce sens qu’il faut privilégier une approche pédagogique à l’égard des entreprises plutôt que d’endosser le rôle de gendarme. En somme, l’inhérente contradiction du capitalisme vert et de la finance responsable résumée synthétiquement.
En réponse aux questionnements sur ses accointances politiques, Emmanuel Moulin se défend : « Vous estimez que j’ai exercé des fonctions politiques. Pourtant, je ne me suis jamais présenté à aucune élection, je ne suis pas présent dans la presse, je ne donne pas mon avis. J’exerce un travail de conseil auprès de personnalités politiques […] Vous me qualifiez de "fidèle du président de la République". C’est vrai que j’ai été dans l’État au cours des dix dernières années mais je l’étais avant et j’espère l’être après ».
C’est ensuite au tour du rapporteur Philippe Brun, député socialiste de l’Eure, d’échanger avec le haut fonctionnaire. Avant toute chose, il prend soin de rappeler que la loi du 4 aout 1993 établit, en théorie, l’indépendance de la Banque de France vis-à-vis du pouvoir politique et demande à ce titre à Emmanuel Moulin quelles dispositions celui-ci entend mettre en œuvre pour garantir cette indépendance. En outre, il lui fait remarquer que, si les gouverneurs précédents avaient effectivement occupé des postes au sein des cabinets ministériels, il s’était en revanche écoulé un laps de temps nettement plus long entre la fin de leur mission et leur nomination à la tête de la banque centrale, comme dans le cas de Jacques de la Rosière, directeur de cabinet de Valéry Giscard d’Estaing au ministère de l’Économie et des finances, nommé gouverneur de la Banque de France en janvier 1987.
Une fois de plus, Emmanuel Moulin essaie de s’en tirer par une pirouette en arguant que les mêmes critiques avaient été formulées à l’encontre de François Villeroy de Galhau ; lequel occupait auparavant le poste de directeur général de BNP Paribas.
« Ce n’est pas vraiment la même dépendance », lui fait alors remarquer Éric Coquerel.
Manifestement peu satisfait par ces faux-fuyants, le rapporteur le relance une nouvelle fois.
« Ce n’est pas un point de départ l’indépendance. C’est une trajectoire » se contente de répondre Emmanuel Moulin, dont l’assurance semble quelque peu ébranlée.
Philippe Brun repart ensuite à la charge en évoquant la proximité du candidat avec Nicolas Sarkozy, qui aurait demandé aux parlementaires de droite de voter en faveur de sa nomination. L’élu socialiste enfonce le clou et interroge Emmanuel Moulin sur sa présence à la soirée organisée par l’ancien président de la République et ses proches la veille de son incarcération à la Santé. Pas de quoi polémiquer pour l’ancien du Trésor, qui précise d’ailleurs s’y être rendu en dehors de ses heures de travail. Ça change tout…
Le postulant poursuit sa fuite en avant en faisant mine de découvrir que l’ancien président de la République avait appuyé sa candidature. Mais les parlementaires ne sont pas dupes, comme en témoignent les réactions suscitées par cette assertion. Emmanuel Moulin poursuit néanmoins en affirmant avoir trouvé blessant que Philippe Brun l’ait qualifié de « défenseur des intérêts du lobby bancaire ».
« Je suis le défenseur du financement de l’économie française mais aussi de la résilience et de la stabilité du système financier » soutient l’énarque qui, pour réfuter ces allégations, va retracer son action au sein des instances étatiques, en soulignant le fait qu’il avait plus d’une fois défendu des propositions fortement critiquées par les banques, comme récemment la mise en place de l’euro numérique (6).
Après un échange avec le rapporteur général Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, vient le tour des représentants de groupe de cuisiner le candidat. Le premier à prendre la parole est Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Fidèle à lui-même, il s’en prend à Emmanuel Moulin de manière outrancière, accusant ce dernier d’incarner « l’État profond », qu’il définit comme un système où les « serviteurs de l’État se servent de l’État ». Un peu comme ce qu’ont fait les députés du parti d’extrême droite et leurs assistants au Parlement européen. Invité à réagir, l’aspirant gouverneur remercie le député frontiste pour son intervention « bienveillante ».
Vous faites partie intégrante du problème
« Monsieur Moulin, nous avons un grave problème et aujourd’hui, vous présentant face à nous, vous faites partie intégrante de ce grave problème », assène ensuite la député LFI de l’Essonne Claire Lejeune, pour qui les nominations en cascade de proches d’Emmanuel Macron à des postes-clés sont symptomatiques d’un pouvoir qui se replie sur lui-même tandis que sa légitimité devient de jour en jour plus chancelante.
Un constat partagé par la députée écologiste de Paris Evas Sas, pour qui le chef de l’État fait un usage « abusif, quasi monarchique » de son pouvoir de nomination.
Même à droite, certains s’interrogent sur le bien-fondé de cette candidature, à l’instar du député LR de l’Allier Nicolas Ray qui se montre circonspect quant aux promesses d’Emmanuel Moulin d’exercer cette fonction en toute indépendance. Qu’à cela ne tienne, ce dernier a trouvé un argument imparable pour dissiper les incertitudes et balayer les critiques au sujet de sa candidature : « Je pense que le fait d’être nommé par quelqu’un qui s’en va est une garantie d’indépendance ».
À l’issue de la séance, les sénateurs et les députés membres des commissions des finances des deux chambres ont procédé à un vote à bulletin secret. Malgré une majorité de votes défavorables (58 contre 52), la nomination d’Emmanuel Moulin au poste de gouverneur de la Banque de France a été validée. En effet, selon les règles du Parlement, il n’est possible de rejeter une nomination qu’à la condition que trois cinquièmes des suffrages exprimés soient négatifs.
Dans un article publié fin avril, le quotidien Les Échos affirmait que l’Élysée aurait secrètement mené des tractations avec les sénateurs LR pour peser sur le scrutin. En échange de leurs voix, le chef de l’État aurait consenti à nommer le sénateur du Rhône François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits. Décision qui, au vu du profil de l’intéressé, marquerait une nouvelle étape de la dérive droitière du pouvoir macronien, illustrant ainsi son malin plaisir à malmener l’État de droit. Ancien ministre chargé des Outre-mer, le sénateur avait pris part aux manifestations contre le mariage homosexuel et signé la charte de la Manif pour tous en 2014. En 2021, il a voté contre l’extension de la PMA et, trois plus tard, s’est opposé à la constitutionnalisation de l’IVG. Au côté de Bruno Retailleau, qui a été son ministre de tutelle, il a en outre joué un rôle de premier plan dans l’élaboration du projet de loi immigration, rejeté par l’Assemblée nationale en décembre 2023. Autant nommer Patrick Balkany président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.
Emmanuel Moulin a officiellement pris ses fonctions le 2 juin.
(1) Voir à ce sujet l’épisode de notre émission Dissolution« Richard Ferrand : Macron et Le Pen dynamitent la République »
(2) Voir à ce sujet l’article de Jean-François Bayart publié sur Blast : « Manu Macrorban mis en échec ».
(3) Comme à son habitude, l’actuel locataire de la Maison-Blanche s’était répandu en injures contre le président de la Fed, qu’il a notamment qualifié, sur sa plateforme Truth Social, « d’idiot obstiné » En novembre 2025, Jerome Powell a fait l’objet d’une enquête diligentée par le Département de la Justice, portant sur le coût des travaux de rénovation du siège de la Réserve fédérale. Pour l’intéressé, cette procédure judiciaire n’avait pour autre but que de lui forcer la main. L’enquête a finalement été classée sans suite en avril dernier. La procureure du district de Columbia Jeanine Pirro a toutefois averti Jerome Powell qu’elle n’hésiterait pas à rouvrir le dossier au besoin. Pour ce qui est de l’enrichissement de Trump et de ses proches, en revanche, circulez y’a rien à voir.
(4) Sous sa présidence, le Conseil constitutionnel va plus d’une fois être amené à jouer son rôle de contre-pouvoir face aux majorités de droite. Il va ainsi annuler huit articles des lois Pasqua-Debré sur l’immigration, ce qui ne manquera pas de soulever de vives protestations de la part de la droite.
(5) Selon les chiffres de la plateforme Statista, le préjudice s’élèverait à plus de 118 milliards d’euros pour la seule année 2024.
(6)Voir à ce sujet l’article du Monde « L’Euro numérique, ce projet de la BCE qui irrite tant les banques ».
Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret